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Nous en avions tellement envie..


Arrivés à Nouakchott le message est clair et l'inquiétude présente : la COVID fait peur même si le nombre de cas parait faible et les vagues épidémiques mesurées. Demain nous prendrons la route nationale 3, la route de l'espoir la bien nommée, qui part à l'est vers le désert, la région du Tagant.

Après la longue route depuis Nouakchott les paysages se sont modifiés. Les vastes plaines caillouteuses ont dérivé sur de la savane vallonnée, couverte de graminées. Y ont succédé les premières dunes d'un sable au blanc éclatant. Parfois l'eau affleure, alors des champs apparaissent où sont cultivés du maïs, du sorgho et des haricots.

Au pied d'une barre rocheuse où grimpe la route, la bourgade de Moudjéria est la porte qui ouvre sur le Tagant.

Elle garde l'empreinte de l'époque de la colonisation française avec son quadrillage et ses rues perpendiculaires.

 


Jour 2

Des crocodiles et une citadelle

Matmata

 Une fois gravie la passe de Moudjéria, le nom de Matmata sonne à nos oreilles comme une promesse gourmande. L'objet du  désir de ce voyage. Notre première guelta et pas la moindre. La plus vaste, enchâssée dans son cirque de falaises de grès de couleur brune presque noire. Et extraordinaire curiosité, elle est habitée.

Une histoire un peu folle nous avait excités. Il y aurait là, dans ce coin du Sahara, les derniers crocodiles du désert. Juste improbable !

L'impatience est à son comble. Mais même si des photos glanées sur internet prouvent leur présence, très peu de voyageurs les ont vus. La piste est longue depuis le dernier village, traversant un immense oued à sec, grimpant et descendant des collines où les traces de passages s'effacent dans les chaos de pierres plates. 2 heures ! 2 heures à être secoués dans tous les sens avant de parvenir en amont de l'oued déjà traversé, avant qu'il ne saute du haut de ces falaises. Il faut approcher à pied et en silence. Les crocodiles ont la réputation d'être farouches. Un bande de babouins détale à notre passage. Et là, au détour d'un rocher le cirque de Matmata s'ouvre à nous.

Les crocodiles ont perçu notre présence et se précipitent à l'eau. Après quelques minutes ils reprennent leurs places au soleil. Nous en dénombrerons 18 en plusieurs groupes. Cheikhna notre premier chauffeur qui connait bien l'endroit nous dira n'en avoir jamais vu autant. Peut-être la chance, sans doute l'absence de présence humaine avec l'arrêt des voyages.

Ksar el Barka

Le mot "ksar" désigne un village fortifié. A 3 heures au nord-est de Matmata, la cité ancienne de Ksar el Barka le long d'un oued, enchâssée dans des falaises et totalement isolée est le but de tout bivouac dans la région. Il faut y arriver en fin d'après-midi, à l'heure dorée, pour en mesurer toute la beauté. Plutôt bien conservée et peu visitée, elle s'offre au voyageur avec ses habitations, sa mosquée et ses tours grenier. Il faut capter la lumière du soleil à travers les ouvertures des murs, cette couleur comme de l'or liquide, dessinant de somptueux tableaux. Ce soir la chorba du diner aura le goût du bonheur accompli.


Jour 3 et 4

Sur la piste de Tichitt

De Tidjikdja à Tichitt

Cette route, c'est une histoire à elle seule. Le goudron qui mène à Tidjikdja s’arrête là. Et alors commence le sable. Empruntée par quelques véhicules dont les camions de ravitaillement pour Tichitt. D'antiques Mercedes pouvant peser jusqu'à 40 tonnes, de presque 60 ans et s’époumonant dans le sable. Lorsque nous avons rencontré François-Xavier, un français résident en Mauritanie, traversant le désert à pied en randonnée chamelière, il nous a prévenu : les 260 kilomètres peuvent prendre 8 à 9 heures ! Et cela devient un voyage dans le voyage .

Nous traversons de grandes plaines sableuses où le paysage varie imperceptiblement. Sans végétation si ce n'est quelques rares arbres. Nous avons l'impression de circuler au fond de la mer. L'air est liquide, impalpable. Tout coule, il n'y a plus d'horizon. Le 4X4 trace son chemin, faisant jaillir des gerbes de sable.

Cela fait 2 heures que nous progressons. Des poteaux rouges et blancs rythment la piste. De combien sont-ils espacés ?

Nous pensions que c'était 1 kilomètre, mais la distance entre les derniers étaient très courte, peut être quelques centaines de mètres à peine. Cela nous rapproche du but mais nous en éloigne à la fois.

Parfois un village au bord de la piste. Il faut s'y arrêter pour prendre de l'eau à partir de puits, ou, plus souvent, de réserves livrées par camion dans des poches à eaux de plusieurs mètres cubes.

Déjà 4 heures sur la piste. Les poteaux nous rappellent que nous sommes dans la bonne direction. Nous imaginons bien qu'au premier vent de sable la trace disparaitra et ne resteront plus que ces poteaux pour rassurer le voyageur. La trace sera alors à recommencer. Nous la poursuivons, entre les buttes de sable et les touffes d'herbe à chameaux. Parfois sur le coté quelques gros rochers de grès noir sur lesquels buttent les vagues de sable. Sinon rien, immensément rien. Devant nous, tout au bout, l'horizon se dilue dans l'air chaud.

La récolte de l'amersal

14 heures.

Après 7 heures 30 de progression erratique nous arrivons à Tichitt. A moins d'un kilomètre, sur une vaste plaine juste bordée au nord de petites falaises, dans une lumière étrange, d'un blanc éclatant, une effervescence de femmes, d'adolescents et d'hommes accompagnés de dromadaires.

Les femmes et les jeunes piochent la croute de sel mélangée à la terre.

Ce sel est remonté de la terre grâce à l'eau des quelques pluies souvent orageuses de fin août début septembre.

A la saison sèche ne reste plus que cette croute de sel terreux : l'amersal. Il servira de complément à l'alimentation des dromadaires, leur permettant de mieux fixer l'eau. Les fragments seront placés dans des sacs de 50 kilos qui seront chargés par 4 sur les dromadaires.

 jour 5

 Après un bivouac improvisé au milieu de rien, sous la pleine lune, parce que hier nous avions trop tardé, nous sommes repartis vers la zone de récolte. Ce matin la plaine est rougeoyante au soleil naissant. Les femmes et les adolescents ont disparu, laissant place aux hommes et à leurs dromadaires. Sont alors constituées les caravanes qui se dirigeront, à travers les grandes dunes, vers Aïoun la ville 200 km plus au sud. Il leur faudra 10 jours pour réaliser cette traversée.

 

Tichitt et Aghrijit

Le moment est alors venu de visiter Aghrijit à proximité de Tichitt. Perchée sur une falaise, les ruines de la vaste cité antique abrite quelques beaux pétroglyphes.

Ensuite ce sera Tichitt que des programmes internationaux ont permis de reconstruire. Cette ville de quelques 200 habitants se bat inlassablement contre le sable qui dévore ses maisons.

Les enfants nous attendent comme prévenus de notre arrivée. Nous voir et espérer quelques cadeaux. Nous leur distribuons des stylos et des cahiers . Toute une petite troupe nous suivra joyeusement durant la visite. Les garçons posant  pour être pris en photos. Crânement. Pas les filles évidemment.

Alors nous reprenons la direction de Tidjikdja ... à 7 ou 8 heures d'ici.

Le soleil est dans notre dos. Nous nous rendons compte avec le retour que nous avons galvaudé les mots comme immensité, infini et illimité que nous avons utilisés un peu trop rapidement. Dans cet univers fait de vaguelettes de sable, dans ce paysage monotone presque jusqu'à la nausée, entre vert et jaune presque glauque les mots nous manquent pour le décrire.

Chamar, notre chauffeur,  nous l'a dit : "l'Adrar c'est les cailloux, ici le Tagant c'est le sable"

Nous ne savons qu'une chose : pour déjeuner nous trouverons un acacia sous lequel l'ombre sera un peu préservée.

Les mains de Chamar virevoltent, quittant régulièrement le volant pour les leviers de vitesses ou pour la boite de transfert du Toyota. 2 roues motrices, 4 roues motrices, boite courte, boite longue, toujours maintenir le moteur rugissant au même régime pour ne pas perdre son élan. Sauter de bosse en bosse.

Encore un jour, encore une nuit.

 


Jour 6

La guelta de Taoufajet et la route des sénégalais

De passage rapidement à Tidjikdja il faut reprendre la direction du Nord.

Nous quittons le Tagant pour nous diriger vers l'Adrar.

Nos objectifs sont fixés. Relier les gueltas de notre Odyssée. La recherche de l'eau du désert.

A la sortie de Tidjikdja débute une route goudronnée apparemment très récente. Une borne kilométrique indique la ville d'Atar à 350 kilomètres.

Après tout ce sable, cela parait réjouissant.

La première visite sera pour la ville de Rachid. La ville nouvelle et la cité ancienne ou plutôt ses ruines. Majestueuses. Mosquée, portiques et pierre gravée relatant l'histoire guerrière de la cité.

Sur cette route goudronnée, presque insolite, nous interrogeons nos chauffeurs : pourquoi ce nom de route des sénégalais ? Cette route a été créée par des étrangers, dans un but industriel peut être par des chinois. Elle permettait d'acheminer des travailleurs sénégalais sur les sites de travail.

A écouter les explications, nous sentons bien que ce n'est pas l'histoire des mauritaniens. Qu'ils se désolidarisent de la chose. Cela le temps d'arriver à la guelta de Taoufajet.

Elle est sur le bord de la route. Comme la majorité des gueltas, le point d'eau alimenté par les rares pluies de fin d'été, est situé au fond d'une gorge bordée de hautes falaises de grès. Point d'eau bienvenue pour les nomades avec leurs troupeaux de chèvres et de dromadaires. Ces derniers s'abreuvent à notre arrivée. Nous déjeunerons avec un berger.

La reprise de la route sera homérique. Nous découvrirons qu'elle n'existe plus que par petits morceaux se noyant régulièrement sous des dunes de sable, apportées par le vent. Et cela , apparemment, n'intéresse personne de la maintenir en état. La traversée se fait épique. Il faut contourner les dunes et les ensablements sont fréquents. Les distances n'ont plus de sens. Les panneaux routiers non plus...

Le bivouac du soir sera le bienvenu. Et là, magie du désert, seuls au milieu de notre campement, nous recevons la visite de nomades venus de nulle part. Le jour se meurt, le disque du soleil est en point d'orgue.

 

PS une communication le 16 avril avec Baba nous apprend que la route des sénégalais est progressivement libérée des dunes de sables. L'efficacité en plus mais peut-être la poésie en moins...

jour 7

Amazmaz

Jour de liaison aux somptueux paysages de montagne. Ce soir nous nous baignerons dans cette guelta qui attire les voyageurs.

Il faudra, une fois encore la mériter.

Nous arrêtons de suivre l'hypothétique route des sénégalais. Cheikhna a mis le cap au nord - ouest. Sur ces pistes nous ne croisons personne.

Chamar s’arrête de temps en temps, sans raison apparente. Là, de derrière un bouquet d'euphorbes surgit un berger, emmitouflé dans un anorak, par 35°C, surmonté d'un chèche.

La grande question est : est ce que Chamar et lui se connaissent ? Sont ils amis ou de la même famille ? C'est incroyable : il n'y avait rien ni personne et d'un seul coup il est là ! Nous le chargerons pour le déposer un peu plus loin.

Nous attaquons les contreforts des montagnes. Le panorama est composé de chaos rocheux. L'environnement est comme celui d'un volcan, âpre, brutal. L'horizon rythmé de montagnes et de plateaux accroche notre vision. Partout des pierres, noires ou ocres selon l'orientation de la lumière, s'écoulent le long des pentes montagneuses où disparaissent les traces de piste.

Enfin un oued se dessine. Quelques kilomètres d'une langue de sable où les 4X4 vrombissent et se lancent à toute vitesse, comme si les heures passées à cahoter, escalader, en un mot ahaner, avaient nourri leur impatience.

Et nous y sommes. Elle est là, cachée derrière une boucle de la falaise. Nous ne résistons pas à l'appel du bain dans cette eau fraiche et limpide. L’établissement du bivouac attendra.

Moula moula est là. Le petit oiseau noir à la culotte et au chapeau blanc, habitant régulier des points d'eau, nous attend. Il est signe porte bonheur.

La nuit sera étoilée et douce. Le pain cuit sous le sable a le goût de la gourmandise.

Décidément pour nous c'est la baraka.

jour 8

La guelta de Mairieth

Courte journée de jonction. 3 heures de piste. Et c'est bien. Nos chauffeurs et nous-mêmes sommes fatigués. Cette après-midi nous prendrons le temps de nous reposer.

Nous traversons des vallées encadrées de montagnes. Sur leurs masses noires glissent les langues de sable qui, sous le soleil aveuglant de midi, ressemblent à des glaciers. La végétation et les acacias reprennent possession du sol. Les hommes également. Nous traversons des villages plus nombreux.

A la sortie de Mairieth la piste s’arrête, buttant sur des rochers et des marmites creusées dans le sol rocheux. Nous sommes dans le lit de l'éphèmère rivière. La guelta est là-bas, à 1/4 d'heure de marche. Le bivouac monté, seuls au monde, nous nous y rendons profitant une heure durant d'une baignade dans une eau à 25°c. Accompagnés à nouveau de moula-moula.

 

jour 9

Ben Amira et Aicha

Nous voulions dormir au pied d'Aicha.

Alors nous y sommes revenus.

De Mairieth à Aicha on emprunte la route goudronnée passant par Choum. Mais Cheikhna, en chauffeur numéro un décide de prendre au plus droit pour en limiter la durée.

Ce qui est extraordinaire avec les mauritaniens, peuple nomade par essence, c'est qu'ils connaissent chaque caillou de leur pays. Ils savent exactement où ils sont, sans carte, sans GPS, uniquement parce que c'est comme ça. Nous nous sommes arrêtés au bord de la nationale. Baba, notre guide, nous a demandé s'il fallait poursuivre par le "goudron" jusqu'à Choum. Bien sûr, c'est la courtoisie qui l'a fait nous consulter, parce que le guide propose et le voyageur décide...

En réalité c'était évident. Il sait que partir à travers la plaine, même sans repères est plus rapide.

Et là, la notion de temps s'impose à nous. Nous les français qui avons nos montres. Eux, les mauritaniens qui ont le temps !

Nous acceptons sa proposition. Et puis l'errance à travers le paysage est tellement pleine de rêves. Des rêves cabossés, des rêves d'anéantissement mais des rêves d'aventures.

Nous croiserons des témoignages épars de vie, habitations, épaves de véhicules hors d'age. Enfin la voie ferrée qui relie Choum à Nouadhibou. Là, derrière, à quelques kilomètres, image tremblante dans l'air chaud, Ben Amira. Le troisième plus gros monolithe au monde. Un seul bloc de granit dont la couleur passe du bistre au noir selon l’orientation de la lumière. Haut de près de 400 mètres. Caché par celui-ci, un deuxième, Aïcha, épouse répudiée de Ben Amira selon la légende. Plus petit, il expose une collection de sculptures contemporaines en bas relief sur ses rochers.

Bivouac de rêve au milieu des légendes et nuit étoilée entre coucher et lever de soleil aux teintes diaphanes, irréelles.

jour 10 et 11

Nouackchott et la cote

En ayant quitté Aicha vers 8h30 il faut envisager d'arriver vers Nouakchott en fin d'après-midi. Il y a en passant par la route un peu moins de 600 kilomètres. Évidemment pour Baba c'est trop long. Alors, pour couper, nous allons faire notre piste, celle des camions. Une piste incertaine. Ici il y a autant de pistes qu'il y a de traces. On ne sait laquelle choisir, mais nos chauffeurs, eux savent. Et cela au son de la musique mauritanienne de la radio. Une mélopée répétitive, lancinante, comme le paysage sans limite. Chemin faisant et malgré les cahots, tenant une moyenne de plus de 60 km/h. Ce soir nos tripes s'en souviendront et pour longtemps.

le lendemain matin nous avons rendez-vous à l'hôpital, devant réaliser un test PCR avant le retour, demain. Notre chance s’appelle Baba. Il avait prévenu le Docteur et le Docteur avait aménagé notre visite. Devant nous 50 à 60 personnes étaient groupées, attendant d'être appelées. Il y avait de quoi imaginer y passer la matinée. Pourtant une jeune femme est venue nous chercher et le test est réalisé en 1/4 d'heure. Résultat demain. Baba est notre providence.

Il ne reste plus qu'à boucler notre périple autour de l'eau et atteindre l'océan où l'eau est vivrière. Une dernière centaine de kilomètres jusqu'à Tiliwitt, village de pécheurs.

Là, perchés sur une dune, sous un ciel plombé où tente de percer un soleil blafard, la mer prend des reflets métalliques.

C'est magnifique. Le bruit du ressac pénètre notre tête et nous berce. Il y a du vent, mais, nous  saurons ne pas l'entendre.

Les images de notre voyage ressurgissent. Nous nous posons pour un dernier diner, une dernière nuit mauritanienne, accompagnés par les gerboises.


Nos guides et chauffeurs

A tout seigneur, tout honneur.

Baba notre ami, LE guide. il s'occupe de toute la logistique. Location des 4X4, provisions de bouche, recherche des chauffeurs.

Grâce à son portable et ses relations il est informé de tout !

Au milieu de nulle part il peut vous annoncer que la France se confine.

Et puis, il est l’image de la gentillesse mauritanienne.

Vous souhaitez faire ce voyage : contactez-nous et je vous mettrai en relation avec lui ( merci Whatsapp )

Cheikhna. Premier chauffeur.

Je ne sais pas comment il fait mais il connait la Mauritanie jusqu'au moindre brin d'herbe à chameau. Pas de carte ni GPS, uniquement au cap sur la piste et jamais perdu !

Il est capable de réparer un pneu crevé sans même démonter la roue du véhicule, et cela fonctionne.

Il aide Baba à la préparation des repas et réalise le pain cuit sous le sable. What else ?

Chamar Deuxième chauffeur.

Discret et élégant, il connait les secrets de la piste et du désert.

Il semble connaître toutes les personnes rencontrées.

Son regard déjouent les pièges de la route et il ménage votre confort !

 

Merci infiniment à tous les trois. Et à François-Xavier ce français résident à Nouakchott, croisé à Ksar el Barka, parcourant le désert à pied et qui nous a offert sa carte de la région du Tagant.


Et en vidéo

 


Cliquez sur les éléments de la carte pour avoir les détails ( routes, icônes ... )


 

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Mauritanie 2021

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